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LE NOUVEAU MONTPELLIER

 

Une affaire Sirven à écouter religieusement

Audrey Villate, 9 décembre 2013 

 

Le Nouveau Montpellier s’est rendu au Théâtre Jean Vilar pour assister au spectacle « La (nouvelle) affaire Sirven », le jeudi 5 décembre. Découvrir de nouveaux événements culturels fait aussi partie de la vie étudiante dans notre belle ville. LNM s’est jeté sur l’occasion.

Avant d’entendre crier, voire hurler « Le théâtre Jean Vilar ? Mais c’est super loin ! Je préfère concentrer mes sorties en centre-ville ! », non, chers casaniers, il n’est pas aussi difficile de s’y rendre que ce que vous pouvez penser ! Il suffit de prendre la ligne 1 de tramway, direction Mosson, et de s’arrêter à l’arrêt « Halles de la Paillade ». Cela rappelle un peu l’ancien nom de ce quartier, qui n’est scandé à présent que lors des matchs de foot par les Montpelliérains. D’ailleurs, vous ne serez guère loin du mythique stade de la Mosson ! En descendant du tramway, traversez le parking et allez vers la lumière.

Il faut reconnaître que le Théâtre Jean Vilar est une fort belle salle de spectacle. Sa contenance permet de garder un aspect relativement intimiste mais de garantir beaucoup de confort à ses spectateurs. Les lycéens du coin y sont souvent retenus prisonniers contre leur gré par leurs professeurs de français, le temps d’une soirée (oui, il y a du vécu !). Mais ce jeudi 5 décembre, c’est mû par une volonté revendiquée que Le Nouveau Montpellier a honoré l’invitation qu’il avait reçue. C’est là qu’il est intéressant de mentionner l’ignorance totale et la naïveté complète dans laquelle cette démarche s’est faite ! Il est facile de parler de choses connues, mais aller vers l’inconnu demande davantage d’ouverture d’esprit. C’est ainsi que les oreilles pures et vierges se sont ouvertes aux compositions de Jean-Christophe Sirven.

 

Une Affaire Sirven à écouter religieusement

Plus qu’un concert, un spectacle

Et les oreilles naïves ont été bien surprises, car attrapées et complètement monopolisées. Agréablement bercées tout au long du spectacle, elles ont apprécié la mélancolie ainsi que l’humour présents parfois simultanément. Après une hypnotisation du public grâce à une vidéo projetée sur le fond, le début a semblé un peu délicat malgré une entrée sur scène fort dynamique. Jean-Christophe Sirven semble avoir du mal à parler, souffle beaucoup dans son micro. Ses deux acolytes, eux, ne soufflent mot. On mettra ça sur le compte de l’émotion : il est vrai que la salle est bien remplie jusqu’aux derniers gradins. Mais une fois dans le bain, il nage comme un poisson. Il explique que pour ce spectacle, ses acolytes, il les a choisis capables de le suivre dans ses élucubrations.

Le batteur Sega Seck, très discret durant le spectacle, rythme la soirée, son expérience à la batterie n’est plus à prouver vu les noms avec lesquels il a travaillé : Touré Kunda, Omar Sosa, Mory Kanté, Fethi Tabet, Emmanuel Djob. Vanessa Liautey accompagne au chant. Perchée sur des talons de plus de 10 centimètres, elle arpente la scène, l’habitant, la travaillant au corps, s’éclipsant parfois pour laisser toute la place au piano de Jean-Christophe Sirven. Cette (nouvelle) affaire qui porte son nom ne concerne en rien la précédente affaire Sirven. Ici, il raconte qu’il a fait le conservatoire et que malheureusement, sa créativité n’y était pas appréciée. Car comme il dit : « Conservatoire, se dit d’une mesure qui garde les choses en l’état… ça veut tout dire ! » Et on ne se plaindra pas qu’il soit passé à autre chose car les morceaux s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Des instruments simples, piano et batterie, du chant et beaucoup d’originalité dans les sonorités. Le mieux, c’est de découvrir par soi-même car on sent que le phénomène aime surprendre.

Ce n’est pas qu’un concert, c’est un spectacle qu’il faut voir en plus d’écouter. Les jeux de lumières s’accordent à merveille lors du spectacle, se faisant intimistes ou dynamiques, les lumières participent à l’ambiance qui s’installe dans la salle. À la sortie, un spectateur confie : « Je le connaissais avec Dimoné mais je ne connaissais pas son univers, je l’ai découvert. » C’est juste, c’est que c’est son univers que Jean-Christophe Sirven nous fait découvrir. Et si cela est parfois surprenant, Le Nouveau Montpellier n’a pas regretté d’y être allé !

(Crédit photo de une, le théâtre Jean Vilar : © Audrey Villate)

Ce qu'il se dit en ville

 

VENT D'ART

 

Prise de hauteur

Sylvie Lefrère, Lundi 9 décembre 2013

 

Ce soir, c'est un sacré Challenge de remplir ainsi cette salle de théâtre. Elle est bondée ; nous sommes tous curieux de découvrir la nouvelle affaire Sirven. Ce n'est pas une énigme policière, mais l'expression d'un musicien discret et bien connu dans la ville.

Jean Christophe Sirven nous livre un rêve d'enfant ; nous dévoile ses sentiments d'adulte mûrement réflechis.et explose comme une rock star trop longtemps endormie.

Il lâche prise dés les premières minutes . «  I want you ! », debout sur son tabouret de pianiste de conservatoire, il rompt les amarres et métaphorise ses désirs. Ses boucles se sont assouplies avec le temps, vers un vent de liberté et d'affirmation. Il secoue sa tête sachant maintenant ce qu'il ne veut plus. Il est maitre à bord.

Il s'est entouré de Vanessa Lyautey, amie comédienne et musicienne, et de Séga, excellent musicien Sénégalais, rencontré lors de la carte noire de Dimoné. Le trio se complète entre romantisme, tonicité et esthétisme. Les halos de lumières épousent parfaitement leurs fines silhouettes. L'éclairagiste a su créer un climat intime en nous laissant imaginer le plafond bas d'un café concert. Les rayons lumineux arasants fixent l'attention de nos regards. Nous faisons corps avec les artistes. Nous sommes imbriqués dans leur univers.

 

Pendant une heure nous suivrons le cheminement de Jean Christophe, entre doutes, absences, détente, questionnements, complexité familiale. Ce parcours résonne car il nous ressemble un peu.

Il est radieux dans sa belle singularité. Sa voix se pose dans une certaine fragilité, mais est douce à entendre. Il nous relie entre chaque chanson par de petites conversations qui nous sont adressées. Nous sommes nombreux à nous laisser envelopper par le charme du concert qui devient une forme hybride, un peu cabaret intime.

Les applaudissements sont vifs et les rappels nous donnent le plaisir de réécouter «  Sifflotons » élu déjà par le public. J'en garderai plusieurs en mémoire, dont » Absence » ...L'écriture des textes est mélodique et poétique, à l'image de son auteur. J'ai le plaisir d'entendre quelques mots qui me sont familiers sur « Les blogueurs critiques » , inclusion d'un de nos échanges.

Jean Christophe est sorti de sa réserve et nous laisse entrevoir qu'il est une personne sensible, attentive, attentionnée. Un ami précieux.

Il a travaillé sur lui pour notre plus grand plaisir. Ce soir «  A star is born »

 

Sylvie Lefrere

 

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